TIERCIN Romain

Le vide est forme et la forme est vide

Romain Tiercin est né le 16 mars 1987 à Colmar en Alsace. L’art a habité Romain très tôt grâce à son père. À l’âge de 3 ans, il créa ses premières peintures à l’huile. À l’âge de 5 ans, il modelait en argile toute une collection d’animaux qu’il peignait avec de la gouache. À 6 ans, il intégrait des cours de peinture et à 7 ans, il signa ses premiers bronzes à cire perdue. Son grand-père, compagnon du devoir menuisier et charpentier, a poursuivi sa formation en lui faisant découvrir sa passion pour le bois.

 

 

 

Après ses études et sept années dans l’industrie, il prend conscience que la vie qu’il désire réside dans la création. Il quitte son travail pour une carrière artistique. La sculpture devient alors son nouvel univers.

Pour parfaire sa technique, Romain suit les cours de Madeleine Tezenas à Toulouse. Ancienne élève des Beaux Arts de Paris et de Rome, sculptrice officielle de l’air et de l’espace et du cadre noir de Saumur, elle lui apprend à observer et partage avec lui son amour pour la sculpture.

 

Il côtoie également Martine Vaugel, sculptrice de renommée internationale qui a remporté deux fois le concours Rodin et a été directrice de sculpture de l’Académie des arts de New-York. Elle lui transmet sans retenue ses connaissances et sa vision de la sculpture.

Séduit par le caractère préservé des Pyrénées, il installe son atelier à Foix en Ariège.

Démarche Artistique

Romain condense dans la matière un principe qui lui tient à cœur : la vacuité.

 

« Le vide est forme et la forme est vide », expression réduite à son essentiel, la charpente.

La vie est sa source d’inspiration : une rencontre, une expérience, un moment, une idée, une musique, l’observation attentive d’une branche de bois, déclenchent son envie de créer.

 

Il est curieux de l’Homme, l’observe, cherche à lire en lui. C’est pour cela qu’il a choisi de le représenter. Son envie de réconcilier l’homme avec la nature le pousse à composer des êtres hybrides ; le mélange de la chair et du végétal est un rappel à nos racines les plus profondes.

 

Romain débute son travail en forêt en cherchant des bois qui ont vécu, car ceux-ci seront son moyen d’expression. Il cherche à pérenniser leur beauté, leur harmonie, leur originalité et leur histoire. Lorsqu’il a mis sur papier son projet, il fouille dans son stock de bois et retient celui qui se rapproche le plus de sa quête. Il conjugue avec les formes du bois auxquelles il vient ajouter de la cire, sa grammaire de l’Homme en mouvement. Il se considère comme un compositeur, mettant en musique les matériaux pour faire résonner harmonieusement l’âme de son projet.

 

 

Son travail est un hommage à la puissance créatrice de la nature, ressuscitée après la mort du bois, pour prendre forme humaine. Il a envie de capturer le temps, d’immortaliser un moment du cycle de la vie.

 

Il finalise ses créations avec le bronze et recourt au savoir-faire des fondeurs d’art. Il a choisi ce matériau qui rend ses œuvres pérennes. Lorsque le projet est parti à la fonderie, le bois glané retourne alors dans la nature…

SES OEUVRES CHEZ FINE ARTS SÉLECTION (Cliquez sur les images pour zoomer)