Tiercin Romain

Biographie

Bien qu’ayant fait de l’art son métier tardivement, Romain Tiercin s’est rapidement affirmé en tant que sculpteur en développant une technique d’une grande maîtrise et un style résolument singulier.

Né en 1987 à Colmar, en Alsace, il est très tôt sensibilisé à l’art sous toutes ses formes — musique, modelage, dessin, peinture — encouragé par ses parents, et notamment par son père, peintre amateur. Il entreprend des études musicales et se consacre pendant plusieurs années à la pratique du violoncelle. En parallèle, une influence notable se forme inconsciemment : celle de son grand-père, compagnon du devoir, menuisier et charpentier de métier. C’est à son contact qu’il découvre le plaisir du travail manuel et  qu’il s’initie au bois.

Après sept années d’études en ingénierie en Amérique latine, Romain Tiercin s’installe à Toulouse où il exerce un poste d’ingénieur dans l’industrie hydroélectrique. Plusieurs épreuves personnelles ainsi qu’une profonde remise en question l’amènent cependant à s’interroger sur son chemin de vie. Il choisit alors de quitter son emploi pour renouer avec ses racines et décide de se consacrer pleinement à la sculpture sur bois.

Son matériau de prédilection devient le châtaignier, qu’il façonne en créant des formes  souvent anthropomorphiques. Pour approfondir sa technique, Romain Tiercin suit les cours de Madeleine Tezenas à Toulouse — ancienne élève des Beaux-Arts de Paris et de Rome, sculptrice officielle de l’air et de l’espace ainsi que du Cadre noir de Saumur. Elle lui transmet le sens de l’observation et partage avec lui son amour de la sculpture. Il se forme également auprès de Martine Vaugel, sculptrice de renommée internationale, double lauréate du concours Rodin et ancienne directrice de sculpture de l’Académie des arts de New York. Celle-ci lui offre généreusement sa vision, son savoir et sa passion du métier.

Romain Tiercin aborde la sculpture d’une manière à la fois traditionnelle et innovante. C’est dans la réalisation de ses maquettes qu’il travaille le bois, lequel est associé à de la cire afin de parfaire les détails. Il a recours à la cire perdue — une technique ancestrale utilisée depuis le Moyen Âge — pour obtenir la sculpture définitive en bronze tout en conservant l’aspect esthétique du bois.

Ses thématiques, diversifiées, retracent certains aspects de la vie, notamment la sienne, de ses rencontres, et de ses influences.

Son style évolue à travers les années : d’abord dans la représentation de figures humaines aux membres allongés, aux corps presque décharnés — évoquant en un sens les sculptures de Giacometti — Romain Tiercin se tourne progressivement vers une esthétique plus contemporaine : personnages moins rachitiques, utilisation de peinture aérosol, socles en béton, thématiques urbaines et d’actualité… Un soin est apporté au travail du vide ainsi qu’à l’équilibre, pouvant rappeler les sculptures de Bruno Catalano.

Connaissant un succès fulgurant, Romain Tiercin a récemment pu exposer l’une de ses sculptures monumentales « La vague », dans le centre ville de Lacanau. Un projet de grande ampleur, pesant plus d’une tonne et mesurant 4 mètres de haut, en bronze et inox.

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