Né en France en 1987, Onemizer découvre très tôt sa passion pour l’art alors qu’il grandit en Afrique ; fasciné par le travail d’un voisin artiste, il s’initie à l’aquarelle à cette occasion. Adolescent, il retourne en France et découvre le graffiti dans la banlieue parisienne, un univers qui le séduit instantanément. Il investit alors les murs, les terrains vagues et les abords des voies ferrées dans la réalisation de ses premiers grafs.
Après le lycée, il s’oriente vers des études de design mais s’en détourne rapidement, attiré davantage par la liberté créative des espaces en marge que par les cadres trop stricts de l’apprentissage académique. Poussé par son entourage, il passe des murs à la toile et commence à exposer ses créations. Un tournant décisif survient en 2012, lorsqu’il reçoit l’opportunité de présenter son travail dans une modeste salle municipale. Cette exposition marquera le début d’une ascension rapide, suscitant rapidement l’intérêt de nombreuses galeries. Dès lors, Onemizer multiplie les présentations, jusqu’à se faire une place remarquée sur la scène artistique internationale
Dans ses toiles, Onemizer exploite un large spectre de techniques : peinture acrylique, bombe aérosol, posca, pinceaux, aérographe, pochoirs… À mi-chemin entre références populaires et héritage artistique classique, son inspiration naît de son environnement immédiat, de ses souvenirs d’enfance et de l’actualité. Ses créations mettent fréquemment en scène des super-héros, des personnages de dessins animés, mais également des icônes emblématiques de notre époque. À travers des compositions audacieuses et percutantes, il bouscule les repères et interroge.
Onemizer a une approche méthodique et réfléchie : son processus créatif s’ouvre avec la reproduction fidèle d’un sujet, pour ensuite accueillir la phase de « déglinguage » comme il se plaît à l’appeler : transformer le sujet en un mur d’expression libre, brut, moment où il s’abandonne complètement au geste en retrouvant l’adrénaline qu’il ressentait dans la rue. L’image, souvent rendue avec un réalisme saisissant, est ainsi déconstruite par les tags, donnant naissance à un équilibre subtil entre maîtrise technique et spontanéité instinctive propre au graffiti.
Pour lui, l’ensemble du processus de création n’est qu’une longue lutte, de la réflexion approfondie effectuée en amont jusqu’à l’atteinte d’une forme de satisfaction finale. Il considère que son oeuvre est achevée lorsqu’il commence à douter de la réelle valeur ajoutée de nouveaux éléments sur sa toile. Un équilibre fragile pour préserver l’harmonie de l’ensemble.
Son oeuvre a connu une évolution à travers le temps : il développe depuis quelques années un travail exploitant le clair-obscur et les contrastes — avec très souvent un message percutant, où la dérision s’invite .
Onemizer porte une attention particulière à l’envie de créer qui l’anime ainsi qu’à l’inspiration qui le traverse chaque jour. Refusant de rentrer dans des cases, il peint avant tout ce qui le touche, ce qui l’interpelle.
Une liberté revendiquée, une volonté de transmettre un message, une émotion. Comme disait Gandhi : « Be the change you wish to see in the world ». Un credo qu’il suit jour après jour.
