DEBRE Olivier

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L'artiste peintre français Olivier Debré naît le 14 avril 1920 à Paris de Robert Debré, fils du grand Rabbin Simon Debré, et de Jeanne Debat-Ponsan, fille du peintre Édouard Debat-Ponsan. Il y décède le 1er juin 1999.

En juin 1937, Olivier Debré découvre Guernica à l’Exposition internationale des arts et techniques de Paris. C’est pour lui un véritable choc. En 1938, il est reçu au concours d’entrée de l’École des Beaux-Arts, dans la section architecture.

Entre 1940 et 1943, Olivier Debré s’implique dans la Résistance. Il
ne cesse de peindre à Paris, en Touraine, à Toulouse. Olivier Debré fait la connaissance de Georges Aubry qui l’encourage et expose quelques toiles à l’esprit impressionniste. Il subit l'influence de Pablo Picasso auquel il rend visite à plusieurs reprises en 1942-1943. Olivier Debré exécute ses premières toiles abstraites en 1943. Il épouse Denise Coulon en 1944 à Paris. Il réalise "Signe de ferveur noir" en 1944-1945, après avoir été blessé sur une barricade en août.

La guerre achevée, Debré retraduit dans de nombreux dessins et toiles en noir et blanc comme "La Mort de Dachau", la violence et l’horreur des camps de concentration. Il réalise ses premières gravures dans son atelier de Cachan. Il fait la connaissance d'André Lanskoy qui l’influence dans son retour à la couleur avec l’abord de nouvelles thématiques comme la musique et la danse.

En 1948, Olivier Debré peint de grands formats comme "Grise lourde" et fréquente Jean-Michel Atlan.

En 1949, se déroule sa première exposition personnelle à la galerie Bing à Paris. Olivier Debré installe un second atelier à Paris, rue Saint-Simon et fait la connaissance de Hans Hartung, Serge Poliakoff, Maria Elena Vieira da Silva,... C'est également l'année des premiers Signes-personnages. Debré participe au Salon d’Automne.

En 1950, Debré expose "La Femme et les pêcheurs" au Salon de mai auquel il participera jusqu’à sa mort. En 1953, il peint ses premiers Signes-paysages. Il découvre la lithographie qu’il pratiquera toute sa vie.

En janvier 1959, Olivier Debré expose au sein de la Philipps Gallery de Washington. Sa première exposition individuelle aux États-Unis a lieu en mai à la Knoedler Gallery où il rencontre Mark Rothko.

L'année 1965 inaugure la longue suite d’oeuvres monumentales qui font de lui, selon Pierre Paret, "le premier portraitiste des espaces limités". Debré exécute deux grandes toiles dans le cadre des commandes du 1% pour l’internat du collège de Royan.

En 1966, se déroule une exposition personnelle de l'artiste à Oslo sur le thème de la Touraine. Il est invité pour la première fois dans un musée français : le musée des Beaux-Arts du Havre. En 1967, Olivier Debré réalise "Signe d’homme" pour le pavillon français de l’exposition internationale de Montréal.

En 1970, a lieu sa première exposition solo au Japon. Olivier Debré découvre le Japon et a une véritable révélation pour la calligraphie japonaise. En 1972, il commence à réaliser, parallèlement à sa peinture, d’importantes commandes d’oeuvres monumentales.

En 1975, se déroule une rétrospective au musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne. Entre décembre 1975 et février 1976, une exposition est organisée au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Vient ensuite une importante exposition au musée des beaux-arts de Nantes.

En 1978, très intéressé par le thème du sourire, Olivier Debré réalise une vidéo qu’il intitule "L’Alphabet du sourire" en collaboration avec sa fille Sylvie Huerre, Robert Cahen et Fatima Moreau. En 1980, il est nommé professeur, chef d’atelier de peinture murale à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où il enseigne jusqu’en 1985.

En 1982 une salle Olivier Debré est inaugurée au musée des beaux-arts de Tours. En 1984, se déroule une double exposition au Pavillon des Arts et à la galerie Daniel Templon. En 1986, le musée d’Art et d’Histoire de Metz présente une rétrospective de son oeuvre de 1943 à 1986.

En 1987, est organisée une exposition de l’oeuvre gravé d’Olivier Debré à la Bibliothèque nationale à la suite d’une donation de 170 estampes faite par l’artiste en 1984. En septembre 1987, c'est l'inauguration du rideau de scène et du rideau de fer pour la Comédie-Française d’une surface de 500m2.

En 1988, Olivier Debré crée une toile de 50m2 pour l’escalier de la mairie de Boulogne-Billancourt et un panneau pour le hall circulaire de l’hôpital Robert Debré, à Paris. L'année suivante il est choisi par la fondation Louis Vuitton pour l’Opéra et la Musique pour réaliser le rideau de scène du nouvel opéra de Hong Kong.

En 1991, se déroulent des expositions à Tours et à Amboise qui mettent en lumière l’influence de la Touraine et de la Loire sur son oeuvre. Olivier Debré obtient un concours pour la construction d’une église à Compiègne, inaugurée en 1996.

En 1993, Olivier Debré fait paraître son livre "Anatomie du sourire", illustré de 29 eaux-fortes originales. A l’occasion de l’émission d’un timbre édité d’après le tableau "Rouge rythme bleu", le musée de la Poste organise une rétrospective à Montbéliard (Signespersonnages), Valence (Signes-paysages) et Ajaccio (toiles réalisées au cours des différents voyages entrepris depuis 1970).

En 1994, Olivier Debré réalise un ensemble de 4 structures en acier peint en rouge pour l’entrée de l’Eurotunnel à Calais. En 1995, a lieu une rétrospective à la galerie nationale du Jeu de Paume présentée ensuite en Islande, en Norvège, à Milan, Rome, Liège, Rio de Janeiro, Mexico puis Bogota en 1997.

En 1996, Olivier Debré réalise le rideau de scène et les toiles tendues pour le théâtre des Abbesses de Paris. L'année suivante, à l’Opéra Bastille, se déroule la première du ballet de la chorégraphe américaine Carolyn Carlson, "Signes", avec les décors et les costumes dessinés par Olivier Debré.

En 1998, Olivier Debré réalise le rideau de scène pour le nouvel Opéra de Shanghai. Il est élu membre de la section de peinture à l’Institut, Académie des beaux-arts en 1999. Olivier Debré décède le 1er juin. Un hommage officiel lui est rendu le 9 juin à la Comédie-Française.

« J'ai vraiment cherché comment à l'intérieur d'un signe et sans le passage par la convention je pouvais exprimer une chose sans qu'elle passe non plus par la représentation. »

Collections publiques :

Aalborg (Danemark), Museum of Modern Art

Amman, Jordan National Gallery of Fine Arts
Boston
, Fogg  Art Museum
Buffalo
, Albright Knox Art Gallery
Cardiff
, Fine Arts Museum
Houston
, De Menil Foundation
Luxembourg
, Musée National d’Histoire et d’Art
New Delhi
, National Museum of Modern Art
Paris
, Musée national d’Art moderne, Centre Georges-Pompidou
Paris
, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Québec
, Musée des Beaux-Arts
Reykjavik
, Art Museum
Rio de Janeiro
, Museum of Modern Art
Saint-Louis
, The Art Museum
Taipei
, Taipei Fine Arts Museum
Washington D.C.
, Hirshhorn Museum
Washington D.C.
, Philips Collection

Collection privée majeure :

Genève, Fondation Gandur pour l'Art

Expositions majeures :

Paintings by Olivier Debré, Philips Collection, Washington, 1959

International exhibition. Expo 70’, Osaka, 1970
Olivier Debré. De la peinture au dessin
, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 1975
Twelve Contemporary French Artists
, exposition itinérante aux Etats-Unis : Allbright Knox Art Gallery, Buffalo / The Rice University et la Fondation De Menil, Houston, 1982-83
Rétrospective
, Galerie nationale du Jeu de Paume, Paris, 1995
Olivier Debré. Rétrospective
, Art Museum, Reykjavik, 1996
Olivier Debré. Rétrospective
, Museum of Fine Arts, Mexico / Modern Art Museum, Rio de Janeiro, 1997
Olivier Debré. Rétrospective
, Kamakura (Japon) / History Museum, Pékin et le Modern Art Museum, Hong-Kong, 1998
Olivier Debré, œuvres de la dation
, Musée national d’Art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris, 2003
Olivier Debré, un abstrait lyrique
, Musée d’Ixelles (Belgique), 2011
Les Sujets de l’abstraction, Peinture non-figurative de la Seconde École de Paris (1946-1962)
, Fondation Gandur pour l’Art, Musée Rath, Genève, 2011

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